J'ai longtemps résisté à le mettre mais il le faut, l'oublier serait un crime...

 

RINGO

 


QUI EST CE GRAND CORBEAU NOIR ?
(Sur la musique de "Video killed the radio star")

J'arrive de loin et ma fusée fuit de partout
Je cherche mon chemin pour aller à ton rendez-vous
Mais mon radar et mon moteur ont tourné fous

Je suis branché sur un réseau de symphonies
Sur la musique que les gens écoutent par ici
Je peux pas dire que ça m'éloigne de mes soucis

Changez la chaîne
Que je comprenne
Dites-moi qui est ce grand corbeau noir
Dites-moi qui est ce grand corbeau noir

Je suis perdu dans le soir
De mon hublot je vois des gens très comme il faut
Dans leur fauteuil ils ont chacun leur stéréo
Et leur radio, leurs ennuis et leur vidéo

Changez la chaîne
Que je comprenne
Dites-moi qui est ce grand corbeau noir
Dites-moi qui est ce grand corbeau noir

Sur vos écrans et dans mon cœur
Mon sang est de la même couleur

Dites-moi qui est ce grand corbeau noir
Dites-moi qui est ce grand corbeau noir

Sur ton écran et dans mon cœur
Mon sang est de la même couleur
Si tu veux vraiment me voir
Je me pose dans ton jardin ce soir

Dites-moi qui est ce grand corbeau noir
Dites-moi qui est ce grand corbeau noir
Qui est ce grand corbeau noir...

 

LES VIOLONS DE VERLAINE

Elle court droit devant elle, dévalant les ruelles 
Je l'appelle, elle ne veut rien entendre 
Je la suis, me faufile, à travers toute la ville 
Je lui crie, la supplie de m'attendre 
Mais elle court comme une folle, disparaît et s'envole 
Qu'est-ce qu'elle veut, mais qu'est-ce qu'elle s'imagine 
Elles sont bien toutes pareilles, elles incarnent à merveille 
Les martyres et se posent en victimes 
De quoi suis-je accusé, que lui ai-je refusé 
Quel désert aujourd'hui nous sépare 
Moi qui me tue pour elle, qui me débat pour elle 
Elle m'agace avec toutes ses histoires 
Sans pudeur je m'accroche, le feu rouge nous rapproche 
Elle traverse et soudain s'évapore 
C'est pas la première fois qu'elle veut me planter là 
Si je cède il me faudra encore 

Lui jouer toute la nuit les violons de Verlaine 
Lui offrir des rubis et à ses pieds de Reine 
Dérouler des tapis andalous 
Accrocher des saphirs à son cou 
Est-ce que ça ne se voit pas dans mes yeux que je l'aime 

Que je l'aime comme un fou 

Elle poursuit son chemin, tourne à gauche et plus rien 
Je la perd brusquement dans la foule 
Les passants me bousculent, je me sens ridicule 
Si elle part c'est fichu tout s'écroule 
Je ne t'ai pas trompé, qu'est-ce que tu vas chercher 
Avec toi c'est la guerre éternelle 
Tout à coup elle est là, je l'attrape par le bras 
Je vais encore faiblir devant elle 

Lui jouer toute la nuit les violons de Verlaine 
Lui offrir des rubis et à ses pieds de Reine 
Dérouler des tapis andalous 
Accrocher des saphirs à son cou 
Est-ce que ça ne se voit pas dans mes yeux que je l'aime 

Que je l'aime comme un fou 

Que je l'aime comme un fou